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Pour les enfants et pour les raffinés

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Sophie (F4), le 07/04/2003

C'était

C'était la nuit, il faisait jour.
C'était ton coeur et ton amour.
C'était ici, c'était là-bas,
Toi, loin de moi, et dans mes bras.

C'était mon rêve après ta vie,
C'était ton souvenir pâli,
C'était ta joie dans ma douleur
Toi, juste toi, tout en douceur.

C'était après cet accident,
Je ne comprenais pas comment.
C'était ton retour de la mort
Pour me veiller quand je m'endors.

Etrange songe, étranges scènes!
Loin des compréhensions humaines!
Lorsque je me suis éveillée,
De mes yeux, les larmes coulaient.

Sophie (F4) , , 13 3/4 ans

 

 

Milie, le 06/04/2003

Le clapotis des vagues

Du haut d’un mât, bien haut perchée
J’ai entrevu à travers le brouillard deux diamants miroiter
Il faisait nuit, mais toutes ces étoiles dans le ciel m’avait prédit,
« L’obscurité n’est sombre que lorsque l’on désire la voir ainsi. »
Ce n’est pas mes oreilles, qui trop sourdes, ont entendu,
Ce cantique qui se répercutait sur tous les murs de mon Espérance Perdue
Mais tout de même, sur l’air silencieux d’une solitude fébrile,
Les oscillations de mon voilier ne déconcentraient en rien mon cœur qui culbutait en vrilles,
De ses mirages, de sa découverte ; la noyade de ton âme chevrotante
Les eaux glacées t’immergeaient de leur impitoyable violence
Tes larmes givrées gisaient sur ton visage blanc comme neige
Et sur celui-ci se lit encore comme suit, ton expression, tes traits un peu frêles,
Ta volonté démesurée à rechercher l’amour sans failles, l’amour parfait
Celui qui, seulement en ton cœur et au abord de ce ciel, existait.

Note du jardinier : Milie à la lecture de tes trois poèmes me reviennnent ces vers de Baudelaire :
Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obsure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci. ..
extrait de Recueillement

mais aussi :
Le poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer
Exilé sur le sol au milieu des huées
Ses ailes de géant l'empêche de marcher.
Extrait de l'Albatros

Milie , St-Charles-Borromée (Québec), 17 ans

 

 

Milie, le 06/04/2003

Folie passagère

Les mots s’envolent vers un ciel orangé, tamisé
Plus rien n’existe, seul le temps, fragmenté
Tout autour virevolte dans les airs, pesanteur
Qui écrase le mensonge sur le premier serviteur
Cherchez le sens de mes propos dérangés, démembrés
Vous n’y trouverez que du faux, qu’une once d’absurdité
La nuance prend de l’ampleur, permet l’argumentation
Jetez-vous au visage le son des paroles sans raison
Que faire d’une intelligence qui sert d’ornementation,
Qui vante un mérite que l’on prouve d’une augmentation
N’est-ce pas un délire que de ne pas choisir la folie
À une existence obscurcie par l’opinion d’autrui
Faites-vous un passage, frayez-vous un chemin
Lumineux par sa marginalité, savourez le plaisir de la faim
Que voyez-vous sous vos yeux perdus, vos langues pendues?
L’ignorance matérielle nourrie d’une imagination sans refus

Milie , St-Charles-Borromée (Québec), 17 ans

 

 

Milie, le 06/04/2003

D'abord un merci à Marine, à Lila Autier et à Marjo!

Désertée

Mes pommettes rougeoient, le vent me fouette le sang
Mes pieds battent le sol, fait presque craqueler la route
Route qui ne mène nul part, qui m’empoisonne, malicieusement
Mes yeux perçants ressemblent à ceux d’un aigle, outre,
Le fait que je ne plane pas, j’arpente le ras du sol, tout en bas
Le doute n’a plus sa place, la ferveur de ma justice fera trembler,
Le plus ardu des avocats, le plus rusé des truands, personne ne s’en sortira
J’abattrai ma fureur sur tous ceux qui ont osé m’égratigner
J’ai fini d’accepter, me résigner, on ne tâchera pas ma vie
Pas une fois de plus, regardez ces yeux, en sortirez vous vivant?
Car je n’ai peur de rien quand il s’agit d’un destin qui me fuit
Coupable ou innocent? Peut importe, il passera au tranchant
J’ai fini de jouer les gardiennes, les jeux de cache-cache, c’est terminé
Admirez les pendules, elles ne vous feront pas de cadeaux
Aucune moralité, pas de règles, seulement une dose de méchanceté
Ma liberté n’a pas de prix, elle s’abrite sous mon aile protectrice, là où il faut
Pour ne pas que l’on me l’arrache, me dépouille de sa valeur
Je siffle une rage démentielle entre mes dents, si vous saviez,
À quel point j’en ai assez d’être vulnérable, facile à changer de couleur
J’ai la larme à l’œil, la colère en moi et une peur détectable qui n’ira pas m’épargner

Milie , St-Charles-Borromée (Québec), 16 ans

 

 

Vanneste Kathleen, le 06/04/2003

Aujourd'hui c'est l'hiver.
Les arbres n'ont plus de feuilles.
Les oiseaux se cachent dans leur nid
Et les vers de terre se cachent dans la terre.

Vanneste Kathleen , Hautrage, 14 ans

 

 

Pagliuca Aurélie, le 06/04/2003

Aujourd'hui,c'est la saint-valentin
Deux oiseaux,sont sur un arbre
ils sont amoureux
Un lui offre des fleurs.
Et l'autre,lui offre son coeur.

Pagliuca Aurélie , Hornu, 14 ans

 

 

Hélène S, le 06/04/2003

Tout d'abord un énorme Merci à tous ceux et celles qui m'encouragent vivement, vos poèmes méritent toutes les éloges que vous m'offrez et je vous les retourne très amicalement.
Bonne continuation dans cette si bonne voie.
Merci aussi au jardinier qui prend autant de son temps pour "repiquer" nos graines.
J'espère que ce poème vous plaira.

Première heure.

Ce jour, à l’aube,
Où le vent glacé
Sort le soleil
De ses draps d’horizon.

Où la nuit tarde,
Elle s’enfuit dans l’ombre,
Lentement défarde
Les petits yeux du sommeil.
Soupirant encore,
Elle se glisse et se bat,
Elle va noircir le décor
Du jour qui sonne son glas.

Et l’autre, l’astre
De feu, brûlant, sanglant ,
Enflammé, dans l’âtre
De l’univers, tremblant.
Les cendres posées sur
La cîme des tours d’ivoire
Et de bois, éteignant aux murs,
Les lanternes du soir.

Et déjà, c’est passé,
Le ciel s’est embrumé
A la couleur du lait
- sans chocolat.
11/12/02

Hélène S , Margut (Ardennes : pays de Rimbaud!), 14 ans

 

 
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